La première pièce que nous avons terminée dans la maison est la cave à vin. Sans commentaires. Joie de la rénovation oblige, elle ne ressemble pas du tout à ce que nous avions prévu. Elle est encore mieux ! Comme tout le monde adore les rubriques avant/après, voici mon premier avant/après : la cave à vin.
Au début, il y avait un débarras…


Au RDC de la maison, il y avait cette toute petite pièce dont l’ancienne propriétaire -une très vieille dame- se servait de débarras. 3,2m² remplis de bouteilles vides, de sacs à main poussiéreux et autres chaises cassées. L’accès se faisait par une petite porte. Pour entrer, il fallait à la fois baisser la tête et lever la jambe, façon steeplechase.
Les murs étaient recouverts d’un enduit plein de salpêtre, le sol était en terre et la hauteur sous plafond ne dépassait pas 1,6 mètre.
Avant/après la cave à vin : le projet initial
Nous allions transformer ce débarras en cave à vin. Sur le papier, les travaux étaient assez simples. Sur le papier seulement car les travaux n’allaient pas se passer comme prévu.

Le sol en terre était une bonne chose pour la conservation du vin : nous avions simplement besoin d’une plus grande hauteur sous plafond. Nous avons imaginé creuser une tranchée dans le sol pour créer un espace de circulation. 60 cm de profondeur permettaient d’élever la hauteur sous plafond à 2,2 mètres. Une fois la tranchée créée, ce qui resterait de terre de chaque côté serait consolidé par des planches de bois et servirait de socle pour les casiers à bouteilles.
La priorité : déplacer la porte pour faciliter le passage. Comme nous avions accès à un autre mur du débarras, l’affaire était réglée. Côté murs, il suffisait de faire tomber l’enduit abîmé et d’en refaire un propre. L’affaire était dans le sac.
Surprise n°1 : les murs

Pour créer le nouvel accès à la cave, nous commençons par faire tomber l’enduit du mur. Nous pensons trouver des briques traditionnelles comme dans le reste de la maison. Nous nous retrouvons face à un mur de pierre. Ou plutôt un mur de galets.
Pas question de disquer, il va falloir desceller, détricoter, puis re-sceller. Comme le mur est magnifique, on décide de garder les pierres -enfin galets- apparents.
Surprise n°2 : le sol

Je m’attaque à la création de la tranchée. Les 1ers centimètres sont durs mais, rapidement, ma pelle s’enfonce comme dans du beurre. Parfois je bute sur des morceaux. La terre que j’extrais est en fait du remblais. Étrange. En continuant à creuser, je tombe sur une petite merveille : sous le remblais se trouve un sol en tomettes en parfait état.
Changement de plan : nous garderons le sol en tomettes.
Surprise n°3 : les murets intérieurs

Comme le remblais est trop meuble pour supporter le poids des bouteilles, je dégage toute la surface de la cave. De chaque côté de feue ma tranchée, ma pelle butte sur du dur. De gros morceaux de gravats ? Non ! De petits murets en pierre.
Parfait : ces petits murets, une fois consolidés, serviront de socles pour les casiers à bouteille.
Avant/après la cave à vin : réalisation
Bien que nous ayons changé les plans au fil de nos découvertes, nous adorons cette pièce.
Nous nous sommes adaptés à la configuration de la pièce et avons joué avec les éléments d’origine.
Au sol, nous avons conservé les tomettes en terre cuite qui étaient en parfait état. La petite marche marquait la délimitation entre les tomettes et les murets intérieurs en pierre. Comme les tomettes d’origine ne couvraient qu’une partie de la surface, nous avons complété avec des tomettes dénichées dans l’abri de jardin et les avons scellées au mortier de chaux.


Les murs en galets et pierres sont également d’origine. Pour une fois, nous ne sommes pas tombés sur des murs en tuiles. Mais côté travail, nous n’avons pas gagné au change. Nous avons dû faire un gros travail de réparation : les galets étaient instables et le mortier d’origine, principalement à base de terre argileuse, s’effritait sérieusement.
Les murets qui servent d’appui aux casiers sont en partie d’origine. Nous avons conservé leur emplacement mais les avons surélevés et consolidés.

Les casiers à bouteille sont faits maison. Réalisés à partir de planches en chêne de 18mm, ils sont au nombre de 3 : 2 verticaux posés sur les socles en pierre de part et d’autre du passage et 1 horizontal au fond de la pièce. Les caisses de vin ont été équipées de coulisses pour faciliter leur manipulation.
Le plafond, en placo hydro, est peint en noir pour mettre en valeur la noblesse des murs et donner une touche de modernité.
Côté éclairage, nous avons déjà 2 suspensions en métal noir qui servent d’éclairage fonctionnel. Pour la lumière d’ambiance, nous poserons des rubans LED à l’arrière des meubles en chêne pour donner de la profondeur et mettre en valeur les bouteilles.
Cerise sur le gâteau : la dalle en verre

Nous avons créé une réservation dans le plafond pour y insérer une dalle de verre. L’entrée principale de la maison se situe juste au-dessus de la cave à vin. Vous me voyez venir ? Depuis l’entrée, la dalle de verre offrira une vue imprenable sur la cave à vin.
Il aurait été dommage de se priver du spectacle. Pour encore plus de photos et mes sources d’inspiration, je vous invite à vous plonger dans mon tableau Pinterest.








